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Luc Ferry invité de “Préludes et fugues en musique”

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Il avait fait treize heures d’avion pour venir à Pamiers car Luc Ferry arrivait hier après-midi de très loin pour honorer son rendez-vous avec l’Ariège. Avant de se rendre à la salle du Jeu-du-Mail à l’invitation de Musiques au pays de Gabriel Fauré et de son partenaire «La Dépêche du Midi», Luc Ferry a fait halte à la MJC pour y enregistrer avec Jean Dardigna son émission «Préludes et fugues en musiques» sur Oxygène FM. Pour le philosophe, c’était là l’occasion d’un premier contact avec Pamiers, puisque si ses pérégrinations professionnelles et ministérielles l’avaient conduit en Ariège, c’était hier la première fois qu’il faisait halte à Pamiers. Certes ce féru de musique savait très bien qu’entre ces murs était né Gabriel Fauré. Il le savait d’autant mieux que ce grand compositeur est au nombre de ceux qu’il affectionne particulièrement, en particulier cette grande école de la musique française de la fin du XIXe et du début XXe, dont il déplore l’effacement au bénéfice d’une musique contemporaine qui lui parle bien peu.

Le spectacle qu’il a donné hier soir à Pamiers, avec ses amis Clara Cernat et Thierry Huillet, montrait combien un philosophe reconnu pouvait cacher -chez le grand public- un musicien ignoré. Clara et Thierry sont ses amis de longue date, depuis le jour où il a donné une conférence à Toulouse où les deux solistes étaient chargés de faire un intermède musical. «On a sympathisé et voilà, ce que nous faisons aujourd’hui c’est de raconter les grandes œuvres littéraires qui sont derrière les œuvres musicales !» Car la musique habite littéralement cet homme. Il en connaît tous les chemins, tous les sentiers, tous les guides. Il aime citer Kant : «La musique est une romance sans parole». Et d’ajouter : «La musique doit raconter une histoire et son charme c’est qu’elle la raconte sans mots !» Luc Ferry est d’autant plus admiratif de cette magie qu’il s’interroge encore sur l’incroyable alchimie qui se produit dans la tête d’un compositeur et qu’il arrive ainsi à traduire en notes, ses sensations. La musique, donc, est une seconde nature pour Luc Ferry, même si le grand public peut penser que c’est son violon d’Ingres. La musique classique s’entend. Il aimerait que les jeunes y soient plus sensibles : «J’ai souvent dit, lorsque je m’occupais de programmes ; que l’on devrait sensibiliser les jeunes avec des «tubes» de la musique classique. Ils ignorent trop que cette musique procure des émotions mille fois plus puissantes que la musique de variété. Même s’il y a de la très belle musique de variété !»

Retrouvez l’intégralité de l’entretien entre Jean Dardigna et Luc Ferry sur Oxygène FM, à partir du 30 mai.

 

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